Categorie Actualités

VISITE DU PREFET 53 CHEZ LE PRESIDENT OPLGO

Villaines. Face à Lactalis, il incarne une agriculture qui résiste

Jean-Michel Yvard sur son exploitation à la Piétonnière, à Villaines-la-Juhel. Il est à la tête de l’Organisation des producteurs Lactalis Grand Ouest, une association indépendante.
Jean-Michel Yvard sur son exploitation à la Piétonnière, à Villaines-la-Juhel. Il est à la tête de l’Organisation des producteurs Lactalis Grand Ouest, une association indépendante. | OUEST-FRANCE

  • Jean-Michel Yvard sur son exploitation à la Piétonnière, à Villaines-la-Juhel. Il est à la tête de l’Organisation des producteurs Lactalis Grand Ouest, une association indépendante.
    Jean-Michel Yvard sur son exploitation à la Piétonnière, à Villaines-la-Juhel. Il est à la tête de l’Organisation des producteurs Lactalis Grand Ouest, une association indépendante. | OUEST-FRAN
Jean-Michel Yvard sur son exploitation à la Piétonnière, à Villaines-la-Juhel. Il est à la tête de l’Organisation des producteurs Lactalis Grand Ouest, une association indépendante. | OUEST-FRANCE

Minés par la crise, les producteurs laitiers se défendent. À l’image de Jean-Michel Yvard qui préside une organisation rassemblant 1 500 indépendants. Et fait tout pour peser face au leader mondial du lait, Lactalis.

Peut-on encore vivre de l’agriculture ? Objectivement, Jean-Michel Yvard aurait toutes les raisons de baisser les bras. Les bons mois, il gagne 1 000 € à 1 500 € pour plus de 60 heures de travail par semaine dans son exploitation laitière à Villaines-la-Juhel (Nord-Mayenne), ses charges augmentent face à un potentiel de revenu qui dégringole une année après l’autre.

« La transmission de l’exploitation devient de plus en plus difficile. Nos parents et nos grands-parents avaient des petits revenus, mais en cédant leur ferme au moment de partir à la retraite, ils obtenaient un capital. Maintenant, les revenus restent faibles et le patrimoine est en baisse. »

70 vaches et des panneaux photovoltaïques

Jean-Michel Yvard est installé en Gaec (groupement agricole d’exploitation en commun) avec Johnny Janvier. Ils n’ont pas de salariés, leurs femmes travaillent à l’extérieur et ils ont installé des panneaux photovoltaïques pour compléter leur revenu « pour la retraite » .

Sur leur ferme, Johnny et Jean-Michel élèvent 70 vaches, principalement des prim’holstein. « On est obligé de faire avec. C’est la race la plus productrice » , commente Jean-Michel avec pragmatisme. Mais il a conservé quelques normandes « par fidélité » à une race locale.

Indépendant des syndicats

Malgré un regard lucide sur l’avenir incertain de l’agriculture française, Jean-Michel Yvard continue de se battre avec passion. « Je défends une agriculture qui est capable de monter en gamme à condition de rémunérer l’agriculteur. »

Ces mots, il les porte à la tête de l’Organisation des producteurs Lactalis Grand Ouest (OPLGO), une association indépendante des syndicats qu’il préside depuis 2015.

Son lait sert à fabriquer l’emmental

Le camion de lait passe tous les deux jours dans la ferme de la Piétonnière. Avant de filer vers l’usine de Charchigné (Nord-Mayenne) où le lait servira à la fabrication de l’emmental. Sur son contrat avec Lactalis, la Piétonnière a un droit à produire de 595 000 litres par an. En juin 2018, les 1 000 litres sont payés 308 €.

Lactalis est-il bon payeur ? « Il est dans la moyenne » , estime Johnny Janvier. « Si le litre de lait nous était payé 5 centimes en plus, on vivrait bien. » Tout le problème est là. Mais comment changer les relations entre producteurs et industriels ? Pas simple quand on est un petit poucet face au gros industriel.

« La qualité de notre lait doit être reconnue »

« Aujourd’hui, nous faisons un produit haut de gamme vendu à un prix mondial, c’est-à-dire low-cost, résume le président de l’organisation.  Or, moins de 10 % de notre lait va sur le marché mondial. La majorité va sur le marché français et européen. »

Jean-Michel Yvard veut que la qualité du lait soit reconnue à la « sortie de la ferme » , afin d’obtenir un juste prix. Pour cela, il faut « aller vers de nouveaux marchés comme le lait sans OGM. Lactalis peut le faire. Et nous, les agriculteurs, être son partenaire » .

Cela veut dire une organisation de producteurs forte, déterminée et inventive face au leader mondial du lait dur en affaires.

Lire la suite

le Patron est-il le gagnant????

Le Patron est-il bien celui qu’on pense?

Au final, qui gagne? la personne présentée comme étant le Patron ou la personne cachée qui pilote réellement?

Les divers exemples cités dans cette émission montrent qu’il n’y a qu’un perdant…

Une réflexion philosophique proposée par la rubrique « A la Une »  ce matin samedi 26 mai 2018 de Europe 1

par Bruno Donnet « c’est qui le patron? »

 

Lire la suite

OPLGO au 19/20 de France 3

A l’occasion de la présentation du projet de loi sur le rééquilibrage des relations commerciales agricoles à l’assemblée nationale ce mardi, France 3 a diffusé un court  documentaire dans lequel apparait Jean-Michel Yvard, président de OPLGO.

Visualisez le replay en cliquant sur le lien ci-dessous :

replay du 22/5/18 à partir de la minute 12

La présentatrice met en avant l’incitation de l’Etat pour que les producteurs s’organisent en OP, mais aussi et surtout que les industriels doivent apprendre à travailler avec les OP.

Sur un même département, plusieurs industriels = des prix payés aux producteurs très différents pour un lait toujours blanc, plusieurs OP = une seule demande : un prix rémunérateur pour un lait toujours plus blanc !

Dommage qu’il manque le point de vue de nos collègues coopérateurs qui connaissent les mêmes déboires en terme de prix.

Il ne s’agit pas d’accepter tout et n’importe quoi de l’industriel… le partenariat, si acté, doit être gagnant/gagnant, pour la compétitivité du transformateur, pour la rentabilité de l’exploitation laitière.

Pour les transformateurs, reconnaitre et rémunérer la qualité du lait de ses fournisseurs est un gage pour l’avenir.

Producteurs, accepter la montée en gamme de votre production tant que la qualité de votre lait actuel n’est pas rémunérée à son juste prix, met en péril l’avenir de la production.

Obtenir quelques centimes supplémentaires qui ne couvriront pas les surcoût c’est accepter que le lait de Avril 2018 ne vaut pas plus que 301€/1000 litres.

C’est surtout un impossible retour en arrière car ce sont la transformation et la distribution qui décident de la montée en gamme sans l’avis des producteurs.

Avant de vous engager dans la production d’un lait dit « différencié », veillez à ce que votre acheteur s’engage à rémunérer à durée indéterminée la surqualité qu’il vous demande aujourd’hui...

Lire la suite

prix de Avril 2018

Actualités

OPLGO vient d’être informée que la formule de prix sur laquelle l’UNELL « s’est accordée » avec Lactalis « sur les grands principes » depuis Janvier 2018 n’a pas conduit au prix Avril 2018 (selon un communiqué de l’UNELL ce jour) :

301,78€ / 1000 litres à 38/32 pour Bretagne Pays de la Loire

297,68€/ 1000 litres à 38/32 pour Normandie

L’entreprise a-t-elle obtenu l’accord d’une OP? si oui, Pourquoi???

 

 

 

lisez l’article de agri53 du 13 avril 2018 (extrait ci-dessous)

lisez l’article de reussirlait de avril 2018

source Agri 53 du 13 avril 2018

 

Lire la suite

Trop c’est trop!

Une rencontre entre les représentants de Lactalis et d’OPLGO s’est déroulée à l’initiative de l’OP le 5 avril 2018 dans un lieu neutre.

OPLGO a manifesté son mécontentement quant au manque de respect par Lactalis de ses engagements pris au cours des dernières années.

Lire la suite

Une Idée OPLGO : c’est écrit dessus!

Pensez à accrocher votre calendrier OPLGO dans votre laiterie!

Depuis hier, les adhérents OPLGO utilisent le calendrier aux couleurs de leur OP pour noter les volumes collectés : voilà une idée signée OPLGO : affichez votre différence!

Si vous n’en avez pas, contactez vos voisins, collègues adhérents qui en ont certainement pour vous quand ils ont assisté aux différentes réunions de Février et mars 2018.

Demandez le à contact@oplgo.fr

 

Lire la suite

LE LISSAGE TECHNIQUE EST ENFIN ARRIVE

Dans la perspective d’un futur accord cadre, OPLGO a négocié la mise en place d’une mesure  de lissage technique applicable dès cette fin de campagne laitière (2017/2018).

Ce lissage technique de fin de campagne permet ainsi à tout producteur dépassant de moins de 2% son volume contractuel de ne pas payer de pénalités au titre de la campagne en cours, et ce, dès le 31 mars 2018.
En contre partie, ce dépassement sera déduit de la campagne suivante.
Nous attirons votre attention sur le fait qu’un dépassement de plus de 2% annule le dispositif. Le producteur concerné sera ainsi redevable d’une pénalité correspondant à la totalité du dépassement dès le premier litre au-delà de son volume contractuel notifié.
Nous n’avons pas pu vous prévenir plus tôt, mais il vous reste quelques collectes pour réagir :

Ne prenez pas de risques,
mieux vaut 1.99% de dépassement que 2.01%

Exemples
Cas 1
Volume contractuel 2017/2018: 400 000 l.
–  Volume livré au 31 mars 2018 : 406 000 l.  => dépassement 1,5%
= pas de pénalités à payer sur la campagne laitière 2017/2018 car le dépassement est inférieur  à 2 %
Volume contractuel 2018/2019 : 400 000l.
Droit à produire corrigé = Volume contractuel–dépassement N-1 de 6 000L  soit: 394 000l. à livrer entre 1er avril 2018 et 31 mars 2019
=> si production de 395 000 l. sur la campagne laitière 2018/2019,pénalité appliquée sur 1000 litres.
Cas 2
Volume contractuel 2017/2018: 400 000 l.
Volume livré au 31 mars 2018 : 409 000 l.  => dépassement supérieur à  2%  = pénalités appliquées  sur 9 000 l.
http://www.oplgo.fr/

Lire la suite

Prix du lait Lactalis Mars 2018

Comme les mois précédents, Lactalis a informé OPLGO ce 8 mars du prix de mars 2018.

Bretagne Pays de la Loire : 310,60€ /1000l à 38/32

Normandie : 306.50 /1000l à 38/32

OPLGO n’a pas donné son accord.

Adhérents OPLGO, ne tenez pas compte des courriers reçus d’autres OP qui s’attribueraient l’exclusivité de primes de spécialisation, primes que leurs adhérents ont obtenu par OPLGO! Vérifiez seulement que vous cotisez à OPLGO (facture mensuelle de lait). Pour toute question : contact@oplgo.fr

PRENEZ DATE: OPLGO CHEZ VOUS!

le 13 Mars à langis les Mortagne (61)

le 16 Mars à Guilberville (50)

le 27 Mars au Theil de Bretagne (35)

 

 

Lire la suite

OPLGO près de chez vous PRENEZ DATE

Après la journée des adhérents OPLGO à Ernée et l’assemblée générale OPLGO Normandie à Domfront,

Prenez date!

Participez à l’AG OPLGO Normandie Perche puis échanger avec M.Moly directeur Approvisionnement lait chez Lactalis

le MARDI 13 MARS 2018 à SAINT LANGIS LES MORTAGNE à la salle des fêtes à Partir de 10 heures

inscription au repas par SMS au 06.26.79.35.31 (indiquer Nom, Prénom)

OPLGO Normandie organise une réunion d’adhérents 

le Vendredi 16 Mars 2018 au restaurant le Guilberville à Guilberville (50) à partir e 10h30

inscription au repas par mail à contact@oplgo.fr par SMS au 06.87.24.18.24 (préciser « le 16 mars » et nom, prénom)

OPLGO Bretagne organise son AG le mardi 27 Mars à la salle des fêtes du Theil de Bretagne à partir de 14 heures

Lire la suite

AG OPLGO PAYS DE LA LOIRE

Le 15 février 2018, l’association OPLGO Pays de la Loire a tenu son assemblée générale à Ernée C’était effectivement le tour de OPLGO Pays de la Loire de recevoir la journée OPLGO (voir article sur ce site « O.P.L.GO une OP qui prend des risques »).

Rapport moral du président Jean Michel Yvard

Si chacun s’accorde pour dire que les agriculteurs doivent vivre de leur métier, et disposer d’une certaine autonomie, les solutions proposées divergent.

La tenue des Etats généraux de l’alimentation suscite de véritables espoirs qu’il ne faudra pas décevoir sous peine de grande désillusion.

Demain, nos concitoyens s’intéresseront aux conditions sociales, économiques et environnementales de nos productions, la population pouvant décider des modèles agro-alimentaires et agricoles qu’elle souhaite défendre et donc consommer.

Cette évolution est en cours. La distribution l’a bien compris. Elle s’y adapte en proposant à sa marque des produits qui répondent aux attentes sociétales, alors que les industriels, eux, se plient aux exigences de la GMS : pendant que les transformateurs renoncent à valoriser le lait des producteurs, les marques distributeurs et les premiers prix contribuent largement à dégrader l’image de nos produits agricoles.

Lire la suite