OPLGO/Lactalis : qui peut le plus, peut le moins…

La réunion de lundi 18 Avril 2016 n’a pas permis à OPLGO de trouver un accord avec l’entreprise Lactalis.

Etonnant, car la cessibilité est une idée originale de OPLGO qui a permis une restructuration en douceur et dont Lactalis (contre en septembre 2014) est devenu l’un des premiers défenseurs.

L’accord signé le 22 décembre 2015, soudant finalement les modalités de cessibilité des contrats de gré à gré, prévoit une clause de revoyure en Avril 2016 : nous y sommes…

En janvier 2016, devant une suggestion de l’entreprise de procéder à un prélèvement brut de 20% sur les transferts de volumes contractuels, OPLGO a fait des propositions tout autant en faveur de la réduction de production en période de sur-production que ce prélèvement mais garantissant à moyen terme un MAINTIEN DES VOLUMES CONTRACTUELS SUR LA ZONE OPLGO.

Voici les propositions de OPLGO du 14 Janvier 2016 en faveur d’une responsabilisation des producteurs en période de sur-production laitière

1/réduction de 85 à 80% voire suppression temporaire de la clause contractuelle d’obligation de réalisation de volume sur 2 ans.

2/compensation financière des producteurs limitant volontairement leur production

3/remplacer le prélèvement brut des 20% par un gel : les 20% seraient gelés en période de sur-production et réattribués selon des critères correspondant à un besoin de volumes

deux autres points ont été proposés en Février 2016

4/étalement du paiement des pénalités de dépassement de la campagne 2015/2016 sur 10 mois

5/réduction du montant des pénalités de dépassement

OPLGO a fini par proposer un lissage sur la prochaine campagne d’une partie des dépassements pour éviter de fragiliser davantage les trésoreries.

seule la 1è proposition a fait l’objet d’un accord en ramenant le taux de 85 à 80%. Nous ne sommes pas encore tombés d’accord sur les conditions de « dégel » du point 3.

Vous remarquerez que toutes ces propositions vont dans l’intérêt des producteurs en ces périodes de crise profonde sans rien coûter à l’entreprise, et nous ne pouvons qu’espérer que les autres OP nous suivrons dans ces demandes.

« Je suis adhérent OPLGO, je prends mon destin en main »

C’est une des raisons qui font que nous continuons à défendre la cessibilité des contrats de gré à gré auprès des élus afin d’éviter sa remise en cause dans la loi Sapin 2.

La meilleure preuve de notre bon sens est la signature avec Lactalis d’un accord cessibilité et surtout le nombre d’OP qui après avoir milité fortement contre, se sont elles aussi ralliées à notre cause. Souhaitons que le succès de cette mesure ne nous fasse pas oublier nos fondamentaux d’OP et qu’il est bien plus important de se battre ensemble pour construire l’avenir, que de regarder le présent nous étouffer.