OPLGO : UN ETE BIEN REMPLI

La création d’une plaquette, des réunions de proximité (Martigné (53), Mortagne au perche (61), Blain (44), Tréffendel (35), Chateaulin (29), Locmalo (56), des cartes personnalisées, l’été 2015 a été ensoleillé pour OPLGO, des appels téléphoniques, des mails…

Le conseil d’administration n’a pas ménagé ses efforts pour aller à la rencontre des producteurs au cours de cet été 2015.

Un cours du lait trop (très) bas, des prix politiques, des manifestations agricoles, des filières d’élevage en grande difficulté, un ministère embarrassé…des céréaliers en pleine forme.carte visite oplgo 001Parmi tous ces évènements, la mise en place du transfert de volumes contractuels au sein de OPLGO a permis à des producteurs d’apercevoir la lumière : la simplicité tout d’abord de la démarche, un document type, quelques vérifications, un accord de gré à gré entre cédant et preneur, on pourrait presque ajouter « et le tour est joué ».

Attention, l’efficacité de OPLGO ne permettra quand même pas de faire en 3 heures ce qui était quasi impossible en 3 ans avant mars 2015!!! Soyez patients, les adhésions sont mises à jour mensuellement, à un rythme de 3 adhésions par jour tout l’été, cela reste acceptable, non?

6 mois après la signature du 1er accord, OPLGO a permis le transfert de plus de 25 millions de litres de lait : autant de lait qui restera sur le territoire du grand ouest, des exploitations confortées, des cédants rassurés, OPLGO dépasse les 700 adhérents : je vous le dis, un été bien rempli!

dans 6 mois, la clause de revoyure de cet accord : OPLGO a clairement répondu à des attentes : affaiblis par un historique de la filière pas toujours très équitable (prélèvement de volumes, quota matière grasse, pénalités laitières, maitrise des volumes, prix payé au producteur rarement en tête de liste), il faut du cran aux producteurs de lait Lactalis pour continuer et surtout avancer : nos voisins européens, avec des prix encore plus bas que nous actuellement, tiennent mieux le coup sans doute grâce à des années précédentes (surtout 2014) nettement plus confortables, ayant permis une réserve de trésorerie.

La crise 2015 est une crise de trésorerie, courber l’échine, laisser passer la tempête : la filière laitière est au cours d’une inexorable restructuration, des orientations sans doute vers des volumes plus concentrés mais surtout économiquement réfléchis.

Voilà qui explique des réflexions de producteurs tel Mr P, qui m’appelle un soir pour me dire : « Je ne suis pas prêt à mettre 18cts/litre dans le rachat d’un contrat » à ce prix là, je ne conforte pas mon exploitation », argument essentiel de la signature des accords sur les transferts de volumes, « je la fragilise, surtout avec un lait à 316 euros en juillet ».

A lui d’ajouter : « comment des cédants peuvent-ils provoquer une telle surenchère? sans OPLGO, leur contrat ne valait rien, et en plus certains ne sont adhérents à aucune OP : mais au fait, plus les mois passent, moins j’aurais à produire pour cette campagne?! ».

Christine Lairy