OPLGO 2018

C’est dans un contexte particulier, voire unique que nous vous présentons nos vœux pour cette nouvelle année.

Les Etats Généraux de l’Alimentation (EGA) ont porté la réflexion sur les différentes filières, de la production à la consommation, et permis un focus sur les fondamentaux de notre métier :
Nourrir nos concitoyens avec des produits de qualité en quantité suffisante à un prix acceptable pour tous.

Preuve que chaque maillon est conscient du tournant qui s’annonce, saisissons l’opportunité qui nous est offerte !

Nos concitoyens sont prêts à soutenir leur agriculture : c’est la suite d’une longue histoire avec les producteurs, acteurs de leur terroir et de leurs territoires, prêts à répondre par leur savoir-faire, leur capacité d’innover, leur résistance économique et humaine des exploitants aux attentes sociétales qui évoluent.
Mais malgré cette confiance maintenue dans les produits agricoles, il reste une méfiance dans les produits que le consommateur retrouve dans son assiette.

Les EGA tentent d’y répondre en fixant de nouvelles règles pour le marché français en terme de prix et avec une augmentation de la valeur ajoutée. Que va-t-il advenir alors des 50% de la production laitière destinés à l’exportation ?
N’est-il pas juste de penser que les produits issus du « prix français » se retrouveraient sur les grandes marques et non sur les marques distributeurs et autres produits à bas prix?
Des pratiques commerciales ancestrales ont tendance à spolier les industriels de leur plus-value. Cette guerre des prix a de lourdes conséquences sur la qualité du produit final, sur sa traçabilité sans pour autant bénéficier au panier de la ménagère.
Pourtant, l’obtention de hausses de prix auprès de la grande distribution est la condition siné qua none à l’augmentation du prix du lait en 2018 pour assurer le maintien de nos exploitations et parallèlement, répondre aux attentes des consommateurs.

Si l’agriculture est un enjeu politique majeur, Il ne pourra pas se gérer d’une part par le « tout libéral » et engendrer une production de qualité hight-tech au prix low-cost en France.
D’autre part, il ne pourra pas se gérer non plus par une orientation à la baisse de la production française, pendant que des coopératives laitières incitent à la surproduction ? On pourrait alors regretter l’ancienne période de maîtrise des volumes.

En négociant un accord cadre pour ses adhérents avec Lactalis, OPLGO travaille sur un accord qui se veut justement sortir du « cadre » habituel et assurer un prix rémunérateur. Finie la spirale infernale du prix politique, du déséquilibre de la répartition des marges, du prix unique basé sur le moins-disant.

Notre lait est un produit noble. Un produit aux multiples richesses nutritionnelles, pharmaceutiques, cosmétiques…, et surtout pas un minerai à la ressource inépuisable et négociable à un prix mondial, en dehors de toute considération pour la valeur « travail ».

L’Europe a doté la filière d’Organisations de Producteurs, outil dont nous devons nous saisir à bon escient pour négocier le tournant qui s’offre à nous.

Notre vœu le plus cher pour 2018, serait la réussite d’un partenariat gagnant/gagnant, intégrant un fort degré de confiance et de transparence entre les parties.

Qu’on nous laisse saisir les opportunités !

Nous vous souhaitons nos Meilleurs Vœux de Santé, de Réussite, de Prospérité pour 2018.

L’équipe OPLGO