L’été sera…

Des maïs qui peinent, des blés qui tombent, des trésoreries vidées…

Un prix du lait catastrophiquement bas (256,93€ pour  juillet en Bretagne Pays de Loire), une crise qui dure…

Les producteurs livrant à Lactalis se demandent « mais pourquoi le leader mondial laitier traite t-il plus mal ses producteurs que les autres???, comment rattraper le retard du 1er semestre?, à combien la moyenne de l’année 2016? ».

Autant de questions auxquelles OPLGO n’a pas plus de réponses, cependant, au cours des différentes réunions d’associations, les producteurs adhérents croient dans l’OP. Une fierté pour ses responsables qui ne ménagent pas leur peine, leur temps, leur énergie et leur force de conviction pour assurer aux producteurs de lait de l’ouest un avenir pérenne.

Il est vrai que ces dernières semaines ont mené OPLGO à cheminer vers de nouveaux projets, de nouveaux combats…

La loi Sapin II qui inquiète tant les adhérents pour la cessibilité des contrats. Arbre qui cache la forêt, car la loi Sapin II c’est bien plus que la cessibilité : c’est le rôle des OP demain dans une filière où les producteurs sont aujourd’hui sommés d’avancer la tête baissée.

A noter que nous sommes passés d’un texte de loi interdisant la cessibilité en février 2016, à un article interdisant la cessibilité à titre onéreux en juillet 2016, sortie du Sénat. Rien n’est encore acté, mais c’est un grand pas dans la vision de la propriété du contrat. OPLGO est sortie du bois, a acquis une reconnaissance, près de bon nombre d’élus, d’OP économique qui se bat dans l’intérêt des producteurs de lait. Une réflexion collective et non… kolkozienne!

L’article 222 nous a emmené à Bruxelles, rencontrer le cabinet de Phil Hogan : Pourquoi les pays n’activent-ils pas cette clause qui pourrait sauver, au moins temporairement une partie des producteurs?

Mystère, mais une chose est sûre : la commission européenne a entendu des producteurs prêts à réduire TEMPORAIREMENT, VOLONTAIREMENT ET COLLECTIVEMENT leurs volumes en échange de compensation financière ; une mesure certainement plus efficace que le stockage privé.

oui mais voilà, pendant que les OP se prennent en main (au moins pour certaines) et sont prêtes à mettre en place le dispositif, elles se heurtent aux dinosaures qui ne voient pas pourquoi les producteurs de lait seraient des acteurs légitimes de leur filière, en assurant elles-mêmes comme c’est prévu par Bruxelles, la transmission à bon port (c’est à dire dans les exploitations)  de fonds RAPIDEMENT disponibles!!!

Il est vrai que la France est plutôt bon élève en n’ayant augmenté ses volumes que de 1.5% ; mais est-ce une raison pour se priver d’une compensation financière en ces périodes de vaches maigres.

Pendant que dans les grands bassins laitiers les producteurs sombrent dans leur individualisme, produisent à perte et…tombent, des fonds pourraient s’éparpiller dans des zones dont la réduction virtuelle de la production ne résoudra pas la sur-production actuelle, et ne tirera pas les prix à la hausse.

C’est pratique, quand on a plusieurs solutions, on peut CHOISIR!