LAITS VOEUX 2019

LAITS VŒUX 2019

Mesdames, Messieurs, Chers Collègues

Producteurs de lait de l’Ouest, adhérents OPLGO, je vous souhaite une année de Satisfactions et de Plénitude dans votre métier, de Joie et de Bonheur ainsi qu’à vos proches.

Veillons à ce que 2019 aille vers le Mieux !

Pour cela, les OP sont le meilleur remède à condition qu’elles se réservent un rôle économique dans la filière.

Aux producteurs de contribuer à l’élaboration des règles.

Si Lactalis a obtenu l’accord de certaines OP sur le prix et la gestion des volumes en 2018, OPLGO n’a pas souhaité le cautionner. POURQUOI ?

  • Un prix du lait pour la 3è année consécutive non rémunérateur et bien en-dessous du prix moyen allemand (- 15€ en 2018) qui sert de référence dans le calcul du prix France.
  • La mise en place de prélèvements à hauteur de 50% dans le cadre des transferts de volumes qui contribue à baisser le volume contractuel global chez Lactalis,
  • Cette décontractualisation affaiblissant les OP et les producteurs de lait.

Trois ans de crise laitière amplifiés par une sécheresse en 2018 ont fragilisé le seul maillon production au sein de la filière. L’urgence de la situation économique des éleveurs ainsi que la déprise laitière suscitent une crise de vocation alors que la France peine à répondre aux marchés (manque de matière grasse, etc…).

Les producteurs contractualisés avec Lactalis auront-ils le droit de voir un jour leurs compétences rémunérées à un prix cohérent ? Leur lait aussi bien valorisé que celui de leurs collègues grâce à des partenariats avec leur transformateur et la distribution ?

En assurant un revenu décent au producteur, chaque maillon de la filière acquiesce ainsi la volonté et le choix des producteurs de s’organiser en OP, en les reconnaissant, les valorisant, en permettant la négociation…

Notre rôle de représentants de producteurs livrant au leader mondial du lait nous impose de tenir la barre du changement, sinon qui le fera ? Ce changement est inéluctable et nécessaire pour une filière laitière performante demain. A défaut, nous serons responsables de la récession laitière française !

La signature de l’accord-cadre a été retardée par la Loi EGALIM. Malgré cela, la détermination de OPLGO reste intacte. L’Accord cadre donnera la possibilité aux producteurs de négocier, à partir d’une formule, un prix qui tient compte des coûts de production ainsi que du seuil de rentabilité des exploitations laitières.

 Ainsi, la formule OPLGO s’adapte parfaitement à l’esprit des EGA :

Remobiliser la motivation des chef(fe)s d’entreprise par un prix rémunérateur.

De plus, la conjoncture laitière 2019 s’annonce favorable que ce soit sur le marché intérieur ou l’export.

Considérant tous ces éléments, comment pourrions-nous accepter un prix de janvier 2019 inférieur au prix du dernier trimestre 2018 ? Devrions-nous laisser Lactalis s’aligner sur les industriels les moins-disants, lui le premier de la classe ?

Les nombreuses réunions OPLGO organisées cet automne ont permis aux adhérents de comprendre la filière et les raisons qui font que le tournant sera difficile mais bien devant nous. Les blocages ne viennent pas que de Lactalis, de la distribution, de la société, de la Profession… c’est le cumul d’un ensemble de freins sur lesquels ont échangé les nombreux participants.

Si on admet que le changement fait peur, sauf quand on n’a rien à perdre, alors, il n’est jamais trop tard.

« Prendre son destin en main » signifie aussi prendre le temps de la compréhension des mécanismes, de l’adaptation des systèmes…

Je souhaite en cette nouvelle année que chacun d’entre nous comprenne que les OP sont un outil de d’avenir dans lequel les producteurs seront décideurs. C’est le vœu de OPLGO.