laits news N°23, 9 Avril 2020

En décembre 2019, la médiation a permis à OPLGO de trouver un accord avec Lactalis sur l’intégration des coûts de production dans la formule de prix. De cette formule en test jusqu’au 31/03/20 résulte un prix cohérent du lait sur le 1er trimestre 2020.
OPLGO a rencontré Lactalis le 28 février 2020 pour le prix du lait de mars ; ce que nous pensions être une formalité d’application de la formule s’est transformé en un accord qui intégrait, à la demande de Lactalis, une saisonnalité négative de 5€ pour mars, 10€ pour avril et mai avec un retour en valeur nulle sur août, septembre et octobre.
Depuis, lors des différentes réunions téléphoniques, Lactalis considère être en décalage avec son environnement, et qu’avril et mai doivent lui permettre de s’aligner sur la concurrence au 1er semestre.
Avec la crise sanitaire, Lactalis appelle à une modération des volumes pour écrêter le pic printanier de production, pour permettre aux usines de s’organiser afin d’absorber et de transformer tous les volumes collectés.
Les autres acheteurs incitent à la réduction des volumes avec une forte saisonnalité pour avril et mai :
Sodiaal 334€-20€/1000l*, Savencia 335€-20€*, Agrial 332€-20€*, Bel maintient ses accords annuels à 350€*, St Père 335€* (*prix national).
 
Le prix résultant de la formule OPLGO à 331.36€/1000l* à 38/32 pour avril et mai est donc bien cohérent avec l’environnement de marché. Lactalis a refusé une saisonnalité négative de 5,06€ qui aurait permis d’afficher le prix souhaité par l’entreprise (326 ,30€/1000 l*), et de respecter l’accord? sans perte pour les producteurs.  
Mais Lactalis refuse cette proposition, au nom d’un alignement sur l’environnement concurrentiel et impose un prix national OPLGO à 326€/1000l* sans saisonnalité, avec une rupture des négociations jusqu’au 15 mai 2020.
OPLGO n’a d’autre choix que d’informer le médiateur des relations commerciales agricoles du refus de Lactalis d’appliquer tant l’accord signé en médiation, accord prolongé par une ordonnance ministérielle du 25 mars 2020, que celui résultant de la réunion du 28 février.
Avec tout ce temps et cette énergie dépensés par ses responsables, vous comprendrez qu’OPLGO ne peut cautionner un tel déni de la Loi qui se traduit par une perte nette pour les producteurs, la crise sanitaire aura suffisamment de répercussions sur l’économie de notre pays.
En l’attente, portez-vous bien, prenez soin de vous et de vos proches dans une période où les travaux ne manquent pas.
Soyez assurés, cher(e)s collègues, de notre profonde détermination dans la défense de vos exploitations.