AG OPLGO PAYS DE LA LOIRE

Le 15 février 2018, l’association OPLGO Pays de la Loire a tenu son assemblée générale à Ernée C’était effectivement le tour de OPLGO Pays de la Loire de recevoir la journée OPLGO (voir article sur ce site « O.P.L.GO une OP qui prend des risques »).

Rapport moral du président Jean Michel Yvard

Si chacun s’accorde pour dire que les agriculteurs doivent vivre de leur métier, et disposer d’une certaine autonomie, les solutions proposées divergent.

La tenue des Etats généraux de l’alimentation suscite de véritables espoirs qu’il ne faudra pas décevoir sous peine de grande désillusion.

Demain, nos concitoyens s’intéresseront aux conditions sociales, économiques et environnementales de nos productions, la population pouvant décider des modèles agro-alimentaires et agricoles qu’elle souhaite défendre et donc consommer.

Cette évolution est en cours. La distribution l’a bien compris. Elle s’y adapte en proposant à sa marque des produits qui répondent aux attentes sociétales, alors que les industriels, eux, se plient aux exigences de la GMS : pendant que les transformateurs renoncent à valoriser le lait des producteurs, les marques distributeurs et les premiers prix contribuent largement à dégrader l’image de nos produits agricoles.

Produits insipides, valeurs nutritionnelles quelconques, manque de traçabilité, risque d’allergie, scandales alimentaires : de nombreux consommateurs ont été choqués et ont développé une défiance à l’égard de ces aliments.

Les mouvements tels de L 214 et VEGAN, ont prospéré sur ce terrain, en détournant les consommateurs de nos produits laitiers et lactés.

Plutôt réagir positivement que subir cette situation.

Les EGA sont une opportunité si nous savons la saisir.

OPLGO n’a eu de cesse de formuler des propositions concrètes et veut continuer à s’investir dans la réussite de la filière. C’est bien là tout le sens de notre engagement au sein d’une organisation de producteurs résolument économique et asyndicale.

Notre secteur ne peut supporter durablement cette volatilité des prix que nous impose le désengagement des pouvoirs publics européens dans la gestion des volumes.

L’agriculture ne devrait pas être une monnaie d’échange, de troc, dans les échanges commerciaux (CETA, MERCOSUR, TAFTA…)

Elle est un enjeu politique : le tout libéral n’aura aucun sens pour notre agriculture et pour nos produits laitiers en particulier. Ce n’est pas une activité comme une autre que la mission de nourrir !

Alors que le productivisme n’apporte plus aujourd’hui le profit maximum, les EGA et la PAC 2020 exposent des attentes sociétales. Orientations sur lesquelles l’agriculture devra apporter des réponses grâce à de nouveau outils tels que les OP. Entre révolution et retour au passé, OPLGO a opté pour l’évolution positive.

Le changement s’imposera de toute façon et l’économie du numérique aura un poids majeur dans ces mutations. Considérant que l’avenir appartient à ceux qui sont capables de s’adapter, donnons-nous les moyens de l’utiliser. Contournons notre système polico-administratif qui devrait nous accompagner dans l’initiative plutôt que freiner notre esprit d’innovation.

Aussi, je vous propose de réfléchir à trois questions majeures :

  • Comment créer et capter davantage de valeur ajoutée ?

  • Comment être compétitifs dans un marché ouvert ?

  • Quelle est notre stratégie laitière à moyen et long terme ?

OPLGO repose sur un collectif au service des producteurs. Soyons les acteurs de notre filière, vos idées nous intéressent, n’hésitez pas à nous les transmettre.

Je vous remercie de votre attention et de la qualité de votre contribution à la réussite de cette journée.

A bientôt.